À propos

Garder sa place face à l'outil

J’ai débuté ma vie professionnelle dans le domaine bancaire. Passionné par les nouvelles technologies qui émergeaient alors, je me suis dirigé vers l’informatique et la réalisation de solutions de e-learning avant de m’enthousiasmer, dès le milieu des années 90, pour le formidable développement d’internet.

En 2000, j’étais responsable du département création d’une agence web, en croissance suite à son acquisition par un grand groupe, qui a vu le nombre de ses collaborateurs augmenter de quinze à soixante en quelques mois avant de subir les effets de l’explosion de la bulle internet.

Quelques errances plus tard, j’ai décidé de devenir psychologue afin de comprendre la particularité de cette aventure humaine et l’importance de la dimension créative dans le travail et la vie en général.

Depuis quinze ans j’explore la manière dont les personnes et les organisations créent de la valeur et du sens à partir de ce qu’elles ont d’irréductible. J’ai également occupé un poste de maître d’enseignement et de recherche suppléant à l’Institut de psychologie de l’Université de Lausanne durant l’année académique 2021-2022.

Ma conviction n’a pas changé depuis mes premiers écrits sur la création de valeur et de sens en contexte d’incertitude : la question n’a jamais été l’outil, mais la place que l’on garde face à lui. Je me suis approprié le numérique, puis l’IA, pour faire des choses que je n’aurais pas faites autrement, sans jamais céder la main sur mes idées. À l’ère où la production générique se banalise, le même outil peut augmenter ou diminuer. Ce qui décide, c’est de savoir qui, de la personne ou de la machine, reste le sujet de la relation. Rester ce sujet est possible, mais cela se construit et c’est autant l’affaire de l’organisation que de l’individu.